Utilisation démesurée de "Moi" et de "Je".





__________J'ai oublié de commencer ce texte par une belle introduction. J'ai oublié de vous préparer avant d'entrer en action. J'ai oublié de vous prévenir que je m'aperçois que dans ma vie, j'ai oublié pas mal de choses si vous voulez mon avis. J'ai traversé les années plus vite qu'on passe un péage. J'ai oublié de prendre le temps de voir passer les nuages. J'ai oublié d'imaginer de quoi seront faites les années prochaines. Et quand on me parle de l'avenir, j'ai tendance à changer de chaîne. J'ai oublié de remercier mes parents pour tout ce qu'ils ont fait, mais je suis pas douée pour ce genre de chose c'est pas moi la fille parfaite. J'ai oublié d'écrire un texte sur la force de l'amitié, qui met l'amour à l'amende dont la faiblesse me fait pitié. J'ai oublié de chialer depuis un sacré bout de temps. Une sorte de sécheresse ophtalmique, s'en est presque inquiétant. Dans ces vers, j'ai oublié d'arrêter de parler de moi. J'ai oublié de m'oublier pour enfin parler de toi.






A décidé d'écrire pour exorciser.







L.j
Utilisation démesurée de "Moi" et de "Je".

# Posté le lundi 08 juin 2009 12:44

Leo.

Leo.


__________Donnez-lui la passion, donnez-lui ce qui fait, que quand tout est bidon, quelque chose reste vrai. Donnez-lui cette flamme, qui ne s'éteint jamais, qui survit même aux drames, les plus longs, les plus laids. Donnez-lui la passion, avant de m'inviter, dans votre grande maison, dans votre éternité. Ce sera sa bouée, son instinct de survie quand j'irai vous retrouver, dans votre paradis. Donnez-lui la passion, creusez-lui l'appétit, pour qu'il ait des raisons, de mordre dans sa vie. Si vous prenez la mienne, donnez-lui au moins ça, pour soulager sa peine, pour remplacer ma voix. Quand mon jeune malheureux, cherchera le sommeil que je chanterai sa berceuse, du haut de votre soleil. Donnez-lui la passion, pour qu'il tende l'oreille, qu'il entende ma chanson, et qu'il s'en émerveille. Donnez-lui la passion, pour qu'il s'y accroche, si le monde est trop con, si la vie est trop moche. Si je m'en vais si tôt, que je le verrai pas grandir, donnez-lui ce cadeau, qui l'empêchera de mourir. Je voudrais pas qu'il s'ennuie, je voudrais pas qu'il m'en veuille. Il a le coeur trop petit, pour porter mon gros deuil. Donnez-lui la passion, pour qu'il ait le c½ur gros, et puis la permission, d'éclater en sanglots. Donnez-lui la passion, pour qu'il ait le courage, pour qu'il ait une mission, ce sera mon héritage. Donnez-lui cette richesse, et je promets de ne pas geindre, même s'il faut que je le laisse, pour aller vous rejoindre. Mais si vous décidez, de me piéger dans votre ciel, qu'est-ce que vous voudriez, que je fasse de mes ailes, si elle peut pas voler, ma petite hirondelle ? Si jamais je déménage, sans l'avertir avant, que je pars en coup de vent, vers votre grand nuage, que je pars pour de bon, et que je l'abandonne, donnez-lui la passion, et faites qu'il me pardonne.



L.j

# Posté le lundi 08 juin 2009 13:15

Hors-pairs.





________Depuis la nuit des temps l'histoire des pères et des mères prospère. Sans sommaire et sans faire d'impairs, j'énumère pêle-mêle, Pères Mères : Il y a des pères détestables et des mères héroïques. Il y a des pères exemplaires et des merdiques. Il y a les mères un peu père et les pères maman. Il y a les pères intérimaires et les permanent. Il y a les pères imaginaires et les pères fictions. Et puis les pères qui coopèrent à la perfection. Il y a les pères sévères et les mercenaires, les mères qui interdisent et les permissions. Il y a des pères nuls et des mères extra, or dix mères ne valent pas un père. Même si dix pères sans mère sont perdu c'est clair. Il y a une mère candide et un père aimable. Il y a une mère rigide et imperméable. Il y a des pères absent et des mères usées. Il y a des mères présentes et des perfusés. Il y a des mères choyées et des mères aimées. Il y a des pères fuyants et des périmés. Il y a la mère intéressée et la mère ville, l'argent du père en péril face à la mercantile. Il y a les pensions alimentaires, les « pères crédit ». Des pères du week-end et des mercredi. Il y a des pères hyper-fort et des mères qui positivent, ou les coups de blues qui perforent les mères sans pères-pectives. Mais s'il est persécuté, le père sait quitter. Et si la mère pleure c'est l'enfant qui perd. Mais si la mère tue l'amertume la magie s'éveille et au final qu'elle soit jeune ou vielle la mère veille. Il y a les mères qui désespèrent à cause des amourettes, perpétuellement à la recherche d'un homme à perpette. Il y a la mère célibataire persuadée de n'être personne et qui attends dans ses chimères que derrière la porte un père sonne.

________Moi mon père et ma mère sont carrément Hors-pairs et à la fin de ce récit ... Je prends quelques secondes, je tempère... Pour dire à ma mère et a mon père merci.










L.j

# Posté le lundi 08 juin 2009 14:43

Modifié le lundi 08 juin 2009 14:53

Mes baisers sont légers comme ces éphémères qui caressent le soir les grands lacs transparents...

Mes baisers sont légers comme ces éphémères qui caressent le soir les grands lacs transparents...











________Maudit soit à jamais le rêveur inutile, qui voulut le premier, dans sa stupidité, s'éprenant d'un problème insoluble et stérile, aux choses de l'amour mêler l'honnêteté ! Celui qui veut unir dans un accord mystique l'ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour, ne chauffera jamais son corps paralytique à ce rouge soleil que l'on nomme l'amour ! Je sens s'élargir dans mon être un abîme béant ; cet abîme est mon coeur, brûlant comme un volcan, profond comme le vide ; rien ne rassasiera ce monstre gémissant et ne rafraîchira la soif de l'Euménide, qui, la torche à la main, le brûle jusqu'au sang.













Et ceux de ton amant creuseront leurs ornières comme des chariots ou des socs déchirants.

# Posté le mardi 09 juin 2009 10:54

Modifié le jeudi 18 juin 2009 13:48

Et la nuit seule entendit mes paroles.

Et la nuit seule entendit mes paroles.









Ha ! Je vous aime tant que je suis fou de vous !
J'ai perdu ma raison, et ma langue débile,
En parlant à quelqu'un, vous nomme à tous les coups,
Vous, comme son sujet, sa parole et son style,
Et qui parlant ne fait qu'interpréter sinon,
Mon esprit qui ne pense en rien qu'en votre nom.










L.j




# Posté le jeudi 18 juin 2009 13:53

Enfantillages.

Enfantillages.






Il est interdit d'interdire.








L.j

# Posté le jeudi 18 juin 2009 13:58

Substances anti hormones mâles.

Substances anti hormones mâles.


________Ton tombeur est aussi un voleur, il décroche pas la lune mais se venge sur les coeurs des petites rêveuses, qui s'accrochent et deviennent malheureuses à l'abri planquées derrière leurs espoirs minables... Il hiberne et joui d'un confort tellement enviable. Ton tombeur est aussi un tueur, il a assassiné tous les autres squatteurs de ton cerveau et occupe sa place bien au chaud, bien logé, bien nourri par tes pensées coquines... Il s'installe, est sur le point de prendre racine... Et toi t'es tombée sur lui et avoue que depuis tu joue à la groupie. Tu te fonds dans la masse et jamais ne te lasse, attendant bien sagement d'être touchée par sa grâce. Ton tombeur est aussi un voyeur, il se plaît à mater ce qu'il appelle son 4h... Des petites minettes, à qui il fera plus tard tourner la tête, sans remords ni conscience du moindre chagrin... Il veut pas faire de mal juste se faire du bien ! Ton tombeur n'est pas un arnaqueur, il n'a jamais promis d'apporter le bonheur, même pas à toi, tu t'inclines et acceptes ses lois sans regrets ni rancune, il te plaît bien comme ça ... Sous ses airs innocents, le petit prince est un roi. Et toi t'es tombée sur lui et avoue que depuis tu joue à la groupie. Tu fais la queue chaque jour dans les rangs de sa cour attendant bien sagement qu'il te donne un peu d'amour. Ton tombeur est tombé sur une bombe bien roulée, il t'a plus regardé, plus jamais, plus jamais... T'as beau bomber le torse, remuer du fessier, la barbie platinée est passée en premier. Elle s'agite, elle l'excite et toi tu finis exit. Elle se cambre, il en tremble n'écoutant que son membre. Elle l'invite, il t'évite et il t'oublie trés vite. Il est l'heure j'en ai peur de t'avouer Game over. Et toi t'es tombée sur lui et avoue que depuis tu joue à la groupie. T'attends encore ton tour, tu désespère pas qu'un jour c'est à toi qu'il donnera un tout petit peu d'amour.




L.j

# Posté le vendredi 17 juillet 2009 05:20

Modifié le samedi 25 juillet 2009 05:32